Mes premiers pas en Highline

4 Septembre 2014. Il est 23h30 quand je termine le boulot. J'appelle Flo "Toujours motivé pour ce soir ?", il me répond qu'il est chaud. Ok, départ pour la région de Charleroi.

On arrive sur place vers 1h et Oli nous accueuille. Certains dorment déjà, on ne fait pas trop de bruit mais on s'installe quand même autour du feu avec une petite bière. On part se coucher vers 3h du mat', le réveil va un peu piquer...?"Héééé Ooooh !" Il est 8h du matin et un homme se met à crier après nous. Les copains sont les premiers à sortir de leurs tentes et finalement l'homme était un ouvrier d'un chantier et il nous annoncait qu'ils allaient faire sauter un pan de falaise à l'explosif. On décale direct !? Bref, sympa le réveil à la dynamite. Ca se passe comme ça à Charleroi.? Après un bon café et une banane, Flo et moi sommes les premiers à entrer dans le bois pour arriver à notre spot afin d'y installer une ligne. Oli avait déjà monté l'autre highline la veille.? Le spot est top, pas trop long (20m) et pas trop haut, parfait pour une baby-high !? On tend la ligne au line-grip, après 30min d'installation, c'est prêt. "Y'a plus qu'à" ! Ce sera Oli qui ouvre la ligne, aller-retour, propre et rapide. En fait, il s'échauffe pour l'autre highline... L'autre highline, c'est Flo qui ouvre le bal. A l'aise, ça ne bouge pas. "Hop, une petite expo, un grand-écart" ! La matinée commence bien.? Je m'installe sur la baby-high. "La tension est bonne, le huit est bon, les backups sont faits, je suis assez éloigné du bord, le leash ne traine pas trop, les anneaux sont..." Bref, mon cerveau commence tout doucement sa fiesta, très vite ça commence à fuser dans tous les sens.

La peur de ... ? Je ne pourrais pas dire de quoi mais je ne suis pas au top là, il faut se calmer. Je respire tranquillement et les copains sont à côté pour m'encourager. Je fixe mon point, ça y est, j'arrive à me détendre.?Je me concentre, la respiration est calée et je suis bien. J'avance pas à pas mais je n'ai pas envie de me battre, je catche la slack dès que je sens que ça bouge un peu trop...?Après plusieurs tentatives, je n'arrive toujours pas à passer. L'appréhension du vide se transforme en une frustration ou en un sentiment de rage. Plus j'avance, plus je refoule cette tension qui veut sortir.

Bref, ce n'est pas pour ce matin.??On se pose autour du feu encore actif de la veille pour déjeuner. On sort le pain, le saucisson, les carottes et on attaque. Après un bon break, on décide d'aller grimper. Il y a une belle dalle en bas. On s'équipe et on y descend !

Oli et son pote attaquent une voie avec une belle fissure et Flo nous trouve une petite voie pour s'échauffer. Après avoir fait quelques voies, on décide de remonter pour passer cette highline !?? Flo fait un petit run super propre ! Il n'y a rien à dire. Il maitrise parfaitement la ligne. A mon tour... Bah oui, on ne quitte pas le site tant que ce n'est pas passé !? Ca reste laborieux mais je sens qu'à chaque fois, la peur du vide devient une envie d'avoir le contrôle, une envie de se surpasser. La highline, c'est constamment ce caractère ambivalent de "Qu'est-ce que je fous ici?" quand on est en haut et "J'ai trop envie d'être en haut" quand on est en bas. C'est horrible mais c'est ça qui est bon !?? Il est 17h, la fatigue commence à se faire sentir mais Oli vient de passer son challenge, il a traversé sa ligne ! Quelques runs plus tard, c’est mon tour ! Je viens de passer la petite. Ca y est, je l’ai passée ! Oli me répète sans cesse de garder mon focus et Flo m’encourage sans arrêt, c’est passé. Leurs conseils ont payé !
Toute cette énergie refoulée explose, je suis en train de planer

Ce sentiment rencontré là-haut est tellement bon. Allez, on y retourne !

Merci aux copains ! Flo, Oli, grâce à vous, je me suis rapproché des étoiles.

Highline dans la région de Charleroi

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